Le e‑commerce B2B promet des volumes plus importants, l’accès à de nouveaux marchés et une croissance durable du chiffre d’affaires. Pour les CFO, cette promesse est toutefois rarement sans réserve. Une hausse des commandes en ligne ne se traduit pas automatiquement par une amélioration de la trésorerie ; bien au contraire, surtout lorsque les délais de paiement et les risques associés n’évoluent pas au même rythme que les volumes de vente.
En 2026, les entreprises industrielles évoluent dans un environnement financier sous tension. Les coûts de financement demeurent élevés, les chaînes d’approvisionnement restent vulnérables et le besoin en fonds de roulement est durablement sous pression. Dans le même temps, le marché attend rapidité, fluidité et paiement sur facture comme composantes naturelles du parcours client. C’est précisément à cet endroit que l’ambition commerciale entre en tension avec la discipline financière.
La question n’est donc pas de savoir si le e‑commerce peut générer de la croissance. Elle porte sur les conditions dans lesquelles cette croissance reste financièrement soutenable.