Coupe du monde 2026 : un moteur de croissance économique, mais aussi un test de résilience pour votre entreprise

La Coupe du monde 2026 ne sera pas seulement le plus grand événement sportif jamais organisé, mais aussi une véritable machine économique d’une ampleur inédite. Avec 48 pays et 104 matchs, le terrain de jeu commercial double presque. Pour les entreprises, cela crée des opportunités de croissance uniques, mais aussi des risques à maîtriser.

Selon notre analyse, le tournoi générera près de 10 milliards de dollars de revenus supplémentaires dans les pays organisateurs. Pourtant, cet impact dépasse largement l’Amérique du Nord. Les entreprises belges en bénéficieront également, directement et indirectement.

Comme l’explique Johan Geeroms, Director Risk Underwriting Benelux : « Le cœur de cette activité supplémentaire se situe aux États-Unis, mais les secteurs belges en profitent certainement aussi. Bien sûr, les compagnies aériennes et les agences de voyage, mais cela va bien au-delà : des institutions financières aux entreprises médiatiques, sans oublier les brasseurs présents à l’international. »

Pour les CFO, la question n’est pas de savoir s’il y a une opportunité — elle est évidente. Le véritable enjeu est de transformer cette croissance en valeur durable, sans perdre le contrôle des risques.

Les grands événements comme la Coupe du monde entraînent des pics de demande, des flux financiers internationaux et des chaînes logistiques complexes. Cette dynamique s’accompagne de risques spécifiques :

  • Hausse importante des coûts (transport, énergie, main-d’œuvre)
  • Pression sur les marges dans un contexte de prix volatils
  • Exposition accrue aux risques de contrepartie à l’international
  • Tensions sur le fonds de roulement liées à une montée en puissance rapide
  • Risques de change sur les transactions internationales

Johan Geeroms résume bien cette réalité : « C’est à la fois un monstre logistique et un cirque économique itinérant. Les supporters parcourent des milliers de kilomètres : il faut voler, séjourner et consommer. Pour les compagnies aériennes et les hôtels, ce tournoi est une véritable machine à profits. »

Mais cette “machine à profits” crée aussi des dépendances et des concentrations de risques, notamment lorsque les capacités sont limitées et les prix fortement orientés à la hausse.

L’impact économique de la Coupe du monde est transversal. Au-delà des secteurs évidents comme le voyage et l’hôtellerie, d’autres industries tirent leur épingle du jeu :

  • Institutions financières (paiements et transactions)
  • Médias et production (droits, diffusion, contenus)
  • FMCG et retail (consommation à domicile et horeca)
  • Technologie (téléviseurs, streaming, infrastructures)

On observe également un effet indirect important sur les marchés domestiques : la consommation augmente autour de l’événement.

Si les États-Unis captent la plus grande part de la valeur — avec une impulsion estimée à plus de 6 milliards de dollars sur le PIB — les entreprises européennes, et belges en particulier, bénéficient via l’exposition internationale et la croissance des exportations.

Ce qui distingue cette Coupe du monde, c’est son changement d’échelle. Plus d’équipes, plus de matchs — mais surtout plus de marchés.

« À en juger par les chiffres, l’ampleur économique de cette Coupe du monde a presque doublé », souligne Johan Geeroms. « Plus de matchs signifie plus d’opportunités commerciales. Plus de pays signifie plus de supporters et donc plus de marchés. »

Cette expansion implique également :

  • Des chaînes d’approvisionnement plus complexes
  • Une dépendance accrue à des partenaires internationaux
  • Une exposition renforcée aux risques de paiement
  • Une volatilité plus importante de la demande

En bref : le potentiel de croissance augmente, mais les risques aussi.

Les grands événements mondiaux comme la Coupe du monde agissent comme un stress test pour votre modèle financier et opérationnel. Les entreprises qui s’en sortent le mieux ne sont pas forcément celles qui croissent le plus vite, mais celles qui maîtrisent cette croissance.

Trois priorités clés :

  • Gardez une visibilité claire sur vos contreparties
    La croissance internationale implique de nouveaux partenaires. Leur solidité financière et leur comportement de paiement deviennent critiques.
  • Protègez votre trésorerie
    Une forte croissance peut paradoxalement créer des tensions de liquidité, notamment avec des délais de paiement plus longs.
  • Renforcez la résilience de votre chaîne d’approvisionnement
    Les contraintes de capacité et la volatilité des prix peuvent rapidement éroder vos marges.

La Coupe du monde 2026 sera un événement historique — sur le plan sportif comme économique. Les entreprises belges ont une réelle opportunité d’en tirer parti.

Mais comme pour toute phase d’accélération, la clé reste le contrôle. En anticipant dès aujourd’hui les risques liés à la croissance, aux flux internationaux et au besoin en fonds de roulement, vous pouvez transformer cette dynamique mondiale en valeur durable pour votre entreprise.

Nous suivons quotidiennement les évolutions géopolitiques, les tendances sectorielles et les comportements de paiement à l’échelle mondiale. Nous mobilisons ces connaissances pour vous aider, en tant que CFO, à identifier les risques à temps et à renforcer votre capacité d’anticipation, afin de pouvoir prendre des décisions en toute confiance, même lorsque le brouillard économique s’épaissit.