Un appel de votre CFO. Une voix familière. Un visage connu à l’écran. Une demande urgente de paiement en faveur d’un fournisseur habituel. Il y a encore quelques années, peu d’équipes financières y auraient vu un risque particulier. Aujourd’hui, la situation est bien différente.
Grâce à l’intelligence artificielle, les fraudeurs peuvent désormais créer en quelques minutes des deepfakes extrêmement convaincants : des copies numériques de voix et de visages presque impossibles à distinguer de la réalité. La fraude ne se limite donc plus aux e-mails de phishing traditionnels. Elle évolue vers des formes bien plus sophistiquées d’ingénierie sociale, où la confiance elle-même devient la cible.
Pour les dirigeants financiers, le constat est clair : lorsque l’authenticité apparente d’un échange ne garantit plus son authenticité réelle, l’expérience, le bon sens ou les contrôles existants ne suffisent plus toujours.