En tant que CFO, vous pilotez aujourd’hui sur plusieurs fronts à la fois : les marges sont sous pression, les conditions de financement restent strictes et les flux de trésorerie deviennent plus volatils. Parallèlement, l’incertitude s’accentue sous l’effet des tensions géopolitiques, de l’évolution des comportements de paiement et de structures organisationnelles toujours plus complexes. Dans cet environnement tendu, un risque progresse sans toujours figurer explicitement en tête de l’agenda, alors qu’il touche directement au cœur de votre responsabilité : la fraude.
Il ne s’agit plus seulement des menaces externes classiques, telles que les cyberattaques ou les ransomwares, mais bien de pertes liées à des fraudes commises au sein même de l’organisation. Ce constat est inconfortable, mais ses implications financières sont très concrètes. En 2025, près des deux tiers des pertes totales liées à la fraude provenaient d’acteurs internes : collaborateurs, prestataires, consultants ou partenaires de confiance. Il ne s’agit pas d’incidents périphériques, mais de pertes qui impactent directement la trésorerie, les covenants financiers et la qualité du résultat.
La véritable question n’est donc pas de savoir si ce risque existe, mais de mesurer la marge de manœuvre dont vous disposez lorsqu’il se matérialise.