Economic Outlook 2026–27: The Fog of War. Découvrez comment nos experts modélisent l’impact des tensions géopolitiques et quels risques et opportunités cela crée pour votre secteur, vos clients et votre stratégie financière.
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Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient plongent l’économie mondiale dans un nouveau régime de risques. Nos experts observent comment une croissance plus faible, une inflation plus élevée, une volatilité accrue des prix de l’énergie et des conditions de financement plus strictes transforment en profondeur l’environnement économique. Pour les CFO — en particulier dans des économies ouvertes comme la Belgique et les Pays-Bas — il devient essentiel d’anticiper plus vite et plus précisément que ces dernières années.
La question devient de plus en plus pressante : comment garantir que votre organisation reste résiliente face à des risques qui surviennent plus rapidement et plus intensément qu’auparavant ?
Une économie mondiale où la volatilité devient la norme
Les prévisions de croissance mondiale pour 2026 ont été revues à la baisse, tandis que l’inflation s’annonce plus élevée. En raison de déficits budgétaires creusés, les banques centrales disposent de peu de marge de manœuvre, ce qui maintient les coûts de financement à un niveau élevé. Cela complique la planification et la budgétisation, et accentue la pression sur les marges — surtout lorsque les coûts d’intrants et les marchés de l’énergie restent aussi instables.
Pour de nombreuses entreprises en Belgique et aux Pays-Bas, fortement intégrées dans les chaînes de valeur internationales, les chocs se répercutent d’ailleurs plus rapidement. Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, les fluctuations des prix des matières premières ou des comportements de paiement atypiques chez les clients se font sentir ici particulièrement vite.
Des structures de coûts sous pression et un financement qui se resserre
La combinaison de la volatilité énergétique, de la hausse des coûts logistiques et d’une politique de crédit plus prudente crée un environnement dans lequel la liquidité redevient centrale. Non seulement sur le plan opérationnel, mais aussi stratégique. Les investissements sont examinés plus sévèrement et le coût du capital redevient un facteur déterminant dans la prise de décision.
Nos données sur les comportements de paiement et les risques sectoriels montrent également que les entreprises des secteurs énergivores, du transport ou orientés vers la consommation ont de plus en plus de difficultés à protéger leurs marges. La perspective d’une nouvelle hausse des faillites en 2026 à l’échelle mondiale confirme cette tendance.
Comme le formule Johan Geeroms, notre Benelux Risk Underwriting Director : « Les entreprises qui n’ont que partiellement restauré leur bilan après la pandémie et la crise énergétique entrent désormais dans la zone de danger. Les années à venir seront un marathon, pas un sprint. »
Hormuz comme possible ligne de bascule pour l’économie mondiale
La situation autour du détroit d’Hormuz agit comme un test de résistance pour le système mondial. Dans notre scénario de base, où le passage est perturbé pendant quelques mois, la croissance mondiale se maintient, même si l’inflation et les taux repartent à la hausse. Mais dans le scénario négatif — une fermeture prolongée — la dynamique économique bascule rapidement : la croissance est divisée par deux en 2026 et devient négative en 2027.
Selon Johan Geeroms, la composante énergétique est déterminante : « Dans le scénario négatif, on voit à quelle vitesse cela bascule vers une véritable récession stagflationniste. La perturbation durable de l’énergie est particulièrement dévastatrice. »
L’Europe : plus résiliente qu’en 2022, mais sans luxe de procrastination
Bien que l’Europe soit mieux préparée qu’en 2022 — avec une diversification de ses sources d’énergie et un marché du travail plus robuste — notre région subit également un choc. Dans le scénario de base, la croissance se rapproche de la stagnation ; dans le scénario négatif, elle glisse même vers une récession technique.
Johan Geeroms souligne que l’Europe n’a plus le luxe de reporter des réformes essentielles. Accélérer la transition énergétique, renforcer le marché intérieur et améliorer le climat entrepreneurial ne sont plus des objectifs abstraits, mais des conditions immédiates pour rester compétitif.
Ce que vous, en tant que CFO, pouvez faire dès maintenant
L’essentiel de nos analyses est que les leaders financiers doivent réajuster leur organisation à un monde structurellement plus volatil. La liquidité et les flux de trésorerie nécessitent davantage d’analyse de scénarios. Les risques commerciaux doivent être réévalués plus fréquemment et en plus grand détail, surtout maintenant que les comportements de paiement et les risques sectoriels évoluent plus rapidement. Et les chaînes d’approvisionnement exigent un niveau de visibilité qui dépasse l’efficacité opérationnelle : il s’agit de résilience et de la capacité à activer des alternatives lorsque la situation l’exige.
Ces trois domaines — liquidité, risques commerciaux et robustesse des chaînes d’approvisionnement — constituent ensemble la base d’une stratégie financière capable de résister à des chocs inattendus.
Notre rôle en tant que partenaire en analyse et gestion des risques
Nous suivons quotidiennement les évolutions géopolitiques, les tendances sectorielles et les comportements de paiement à l’échelle mondiale. Nous mobilisons ces connaissances pour vous aider, en tant que CFO, à identifier les risques à temps et à renforcer votre capacité d’anticipation, afin de pouvoir prendre des décisions en toute confiance, même lorsque le brouillard économique s’épaissit.