De nombreux CFO sont trop occupés pour réellement se pencher sur les risques de fraude. Jusqu’à ce que cela tourne mal. On s’aperçoit alors soudain que ce dossier, souvent relégué au second plan, conditionne en réalité la réputation, la continuité de l’activité et parfois même la responsabilité personnelle. La fraude n’est plus depuis longtemps une exception exotique, mais un risque réel et structurel, présent dans toute organisation, de la PME à l’entreprise cotée. Et trop souvent, il apparaît après coup que des signaux étaient présents, mais n’ont pas été suffisamment reconnus ou suivis.
Le CFO moderne est bien plus qu’un gardien de la trésorerie. Il est le copilote du CEO. Grâce à ses connaissances financières, ses compétences analytiques et son expertise transversale — allant de l’ESG et la conformité à la digitalisation et la mondialisation — le CFO guide l’entreprise à travers des défis complexes. Avec des informations de pilotage essentielles, il améliore les performances et soutient une croissance durable. Mais le CFO est aussi l’architecte d’une infrastructure financière intègre. Face à la fraude, l’attention se focalise souvent sur le comportement individuel, alors que dans la plupart des cas, c’est le système qui a failli. Des objectifs trop ambitieux, des rémunérations axées uniquement sur la croissance et une séparation des fonctions insuffisamment appliquée peuvent accroître la vulnérabilité.