25 Octobre 2024
Les faillites dans le secteur de la construction sont en forte augmentation dans la zone euro cette année. Selon notre dernière enquête, le pic n'a pas encore été atteint. Il le sera l'année prochaine. La mauvaise nouvelle pour le secteur belge de la construction est que l'augmentation dans notre pays est de +21%.

Cet article contient :

  • La construction dans le top 3 des secteurs les plus menacés
  • Les grands groupes de construction sont les plus vulnérables
  • Forte augmentation des faillites dans la zone euro, avec un pic en 2025
  • +21% en Belgique par rapport à 2023

Les derniers chiffres montrent une augmentation (par rapport à l'année précédente) de +20% en Allemagne, +31% en France, +35% en Italie et en Suède, mais une augmentation favorable de +4% pour les Pays-Bas. La Belgique enregistre une hausse de 21 %. Rien qu'en septembre 2024, 306 entreprises de construction belges ont fait faillite, et la plupart des entreprises de construction n'atteignent toujours pas le seuil de rentabilité ou sont déficitaires.

Selon Johan Geeroms, notre Directeur Risk Underwriting Benelux, la construction est l'un des trois secteurs les plus touchés par les grandes faillites. "Il s'agit souvent d'entreprises fortement financées qui dont touchées par des retards.  Par exemple, parce que les paiements sont retardés. Ou parce que l'exécution des projets ne cesse d'être retardée."

Notre rapport met aussi explicitement en garde contre les grands groupes de construction qui pourraient être vulnérables. Au cours du premier semestre, 30 entreprises dont le chiffre d'affaires était supérieur à 50 millions d'euros ont fait faillite, en particulier en Europe et en Asie.

Bien que nous prévoyions une reprise prudente du secteur de la construction d'ici 2025, celui-ci reste fragile, selon Johan Geeroms. Il s'agit notamment des budgets gouvernementaux plus serrés (pour le logement et les infrastructures), de la recherche de personnel qualifié (en tout cas dans les petites entreprises), du problème du vieillissement de la population et des conditions météorologiques plus extrêmes.

Johan Geeroms espère secrètement que la baisse des taux d'intérêt pourrait donner un coup de pouce. Notre rapport met notamment en lumière la situation financière du secteur de la construction. Il montre notamment que les entreprises de construction européennes ont un taux d'endettement élevé, ce qui les rend encore plus vulnérables.  La Belgique se trouve dans la zone rouge avec un taux d'endettement net de 67 %. 

En conclusion, Johan Geeroms affirme que la baisse des taux d'intérêt et la légère diminution des coûts des matériaux apportent un certain soulagement au secteur de la construction. D'un autre côté, il doit faire faire à l’augmentation des coûts de la main-d'œuvre, le ralentissement de la réglementation et les marges minimes. Selon Johan Geeroms, cette situation exige une vigilance maximale de la part de tous ceux qui exercent une activité dans le secteur de la construction. "Les faillites sont omniprésentes. Vous ne voulez pas faire l'expérience que votre entreprise a livré et qu'une facture importante n'est pas payée parce que votre client a fait faillite".
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